La Wallonie picarde, en route vers l'energie positive

La Wallonie picarde, en route vers l'energie positive
Publié par Jade Charouk le 18/02/2014

Soutenue par leur intercommunale IDETA, Tournai, Rumes, Flobecq, Frasnes-lez-Anvaing, Enghien, Brunehaut, Ellezelles et Chièvres s'engagent dans la Convention des Maires.

Regroupées dans le Championnat des Énergies Renouvelables

Juin 2013, 11 communes de Wallonie picarde se lancent dans le Championnat des Énergies Renouvelables dans le but de faire le point sur leur politique énergétique et tenter de remporter le titre.

IDETA, partenaire officiel du Championnat, les soutient activement et les aide à progresser dans le classement à travers divers projets structurants: le lancement d'un concours scolaire sur les énergies renouvelables, la mise en place d'un point info énergie, l'installation de bornes électriques aux endroits stratégiques, le lancement d'une campagne de mobilisation -engage-, la création d'un comité de pilotage territorial avec séance d'information et visite sur site. La collaboration avance sur des éléments tangibles et la relation de confiance entre l’intercommunale et les équipes communales se renforce.

De quoi rassurer les élus locaux pour faire le pas et s'engager de plein pied dans la transition énergétique en adhérant à la convention des maires.

8 communes de Wallonie picarde amorcent une relance économique locale par l'énergie

Car signer la Convention des maires, c'est avant tout définir un plan d'action à long terme pour mobiliser citoyens et entreprises à investir principalement dans la rénovation des logements et à exploiter collectivement les ressources locales en énergie.

Wapi Energie positive

Le plan d'action réalisé sur Mouscron[1] le montre bien : L'argent ira du local vers le local, avec à la clé, une réduction des émissions de CO2 d'au moins 20% d'ici 2020.

Le soutien d'IDETA

S'engager dans la convention des maires n'est pas accessible à toutes les communes: il faut réaliser un inventaire des gaz à effet de serre, définir un plan d'action à l'échelle du territoire, développer des projets dont les montants et la technicité sont souvent difficiles à cerner, prévoir le financement des actions, mobiliser les citoyens et assurer un suivi régulier, le tout dans un contexte de manque criant de moyens humains et financiers.

Pourtant, les élus des 8 communes de Wallonie Picarde se sont bel et bien engagés. Tant le service de soutien apporté par l'intercommunale que son positionnement officiel en tant que Coordinateur Territorial de la Convention des Maires y sont sans doutes pour quelque chose.

Un win-win évident

Dans cette dynamique territoriale, tout le monde y trouve son compte: les communes s'engagent dans un cadre européen pour définir un plan d'action et réduire drastiquement leur facture énergétique, ainsi que celle de ses habitants et entreprises.

Elles pourront compter sur le soutien de leur intercommunale pour les aider à réaliser certains actions locales [1 bis], mutualiser les projets de grande envergure (qu'elles seraient incapables de réaliser toutes seules) comme par exemple les projets de biomasse intégrée, d'éolien participatif, de tiers investisseur dans la rénovation immobilière, et faire le buzz sur des actions originales, le tout dans un esprit de partage de valeur pour ancrer et réinvestir la richesse au niveau local.

En soutenant les communes dans la définition de leurs plans d'action, l'intercommunale renforce une cohésion territoriale autour d'un objectif commun et d'une identité partagée. Elle disposera d'une stratégie transversale et d'une vision à long terme sur l'ensemble des actions à mener sur son territoire. Elle pourra dès lors mieux programmer ses investissements et agréger les projets dans des portefeuilles plus facilement finançables par les grandes institutions et les programmes européens[2].

Cette plus grande lisibilité bénéficiera aussi aux acteurs économiques et coopératif du territoire qui seront impliqués dans cette dynamique territoriale à travers les appels à contribution prévu dans la une phase de partage et d'ouverture aux collaborations avec les forces vives du territoires, du moins celles qui sont prêtes à aller dans le sens d'un renforcement collectif...

[1] Le plan d'action de Mouscron (signataire de  la Convention des Maires en 2012 dans le cadre du premier Championnat des EnR) prévoit 111 millions d'euros, réparti entre citoyens (40 millions à investir dans des PME locales pour la rénovation énergétique des logements -), Entreprises locales (20 millions dans la rénovation de leurs immeubles), entreprise du secteurs du renouvelable (40 millions dans des réseaux de chaleurs, parc éolien) et 10 millions d'investissement public (dans la mobilité et le patrimoine communal).

[1 bis] établir une comptabilité énergétique, réaliser des audits énergétique poussés, installer des unité de productions renouvelables; certaines intercommunales proposent des contrats de tiers investissement pour la rénovation des bâtiments publics, etc..

[2] pour avoir accès à des taux de prêt préférentiel et à des aides européenne au lancement de projets territoriaux , les projets doivent atteindre des tailles critiques de plusieurs millions d'euros (50 millions dans le cadre d'ELENA par exemple)